Zoographies chinoises, séance 6 : « Petite histoire culturelle et sociale d’un chien de prestige : le lévrier Hanlu 韓盧 et ses congénères »
Les conférences « Zoographies », consacrées aux animaux dans la Chine ancienne reprennent cette année universitaire 2025-2026, avec pour thématique, « les animaux comme compagnons de l’homme ».
La séance du 12 février 2026 se veut la présentation d’une petite histoire culturelle des lévriers (xiquan 細犬) en Chine, et notamment de leur place en tant que chiens de prestige. Au-delà de leur rôle d’auxiliaire de chasse et de poursuiveurs de lièvres, les lévriers sont en effet aussi des chiens d’apparat sous les Han. Sous les Tang, de nouveaux types de chiens, les lévriers persans et centrasiatiques – les saluki et les tazi – font leur apparition et contribuent au renouveau de la culture équestre.
Sous les Qing, les lévriers occupent une place de choix dans l’iconographie des chasses impériales et ils comptent en nombre parmi les dix chiens d’exception de l’empereur Qianlong dans le portrait qu’en a rendu Giuseppe Castiglione, peintre à la cour de Chine. Par ailleurs, il y a encore les individus-chiens qui sont censés avoir joué un rôle dans l’historiographie ou dans les croyances chinoises.
Le lévrier noir Hanlu 韓盧 est connu pour rivaliser avec le lièvre rusé dès la période des Royaumes combattants. Quant au compagnon du dieu Erlangshen 二郎神, le chien céleste hurleur, Xiaotianquan 哮天犬, il est souvent représenté sous les traits d’un beau lévrier blanc dans l’iconographie des Ming.
Jeudi 12 février 2026 de 18h
Salle 244E
Halles aux farines
9, esplanade Pierre Vidal-Naquet 75013 Paris